On ne cherche point à élaborer une définition riguoureuse des mécanismes d'exercice de droit,qui n'aurait pas grand sens,mais à en donner seulement une première idée. Tout le monde a d'ailleurs une notion implicite des mécanismes juridiques.(Le pouvoir;l'Etat,le droit). Le présent article analyse une notion clé qui est le pouvoir.
Pour saisir ce qu'est le pouvoir politique,on peut partir de la distinction que faisait un grand juriste,Léon duguit,entre les gouvernants et les gouvernés. Dans tout groupe humain ,pensait-il, du plus petit au plus grand il y a ceux qui commandent et ceux qui obéissent,ceux qui donnent des ordres et ceux qui s'y plient,ceux qui prennent les décisions et ceux qui les appliquent : les premiers sont les gouvernants et les seconds sont les gouvernés. Donc dans chaque groupe social le pouvoit serait constitué par les gouvernant ainsi définis. Il désignerait à la foi l'autorité de ces gouvernants,leurs compétence (point de vue materiel),les procédures suivant lesquelles ils les exercent (point de vue formel) et les gouvernant eux meme (point de vue organique).
Le climat philosophique se caractérise par les divergences d'oppinions,à cet effet la pensée de notre juriste(Léon duguit) se vit dans l'obligation d'endurer les critiques d'un éminent constitutionaliste qui est Maurice duverger ce dernier trouvait que le défaut de la conception de duguit c'est qu'elle ne précise pas suffisamment la notion de gouvernant. selon le même auteur les gouvernant sont tous ceux qui donnent effectivement des ordres et qui sont materiellement obéis,tout le monde est à la fois gouvernants et gouvernés sauf ceux classé en haut de l'échelle et le lampiste en bas de l'échelle.
En gros si l'on parle de pouvoir chaque fois qu'une relation humaine est inégalitaire,qu'un individu peut plier un autre à se soumettre le pouvoir est partout a un caractère politique.
Une distinction fondamentale doit donc être faite entre la puissance materielle et le pouvoir : la première repose seulement sur la possibilité de contraindre autrui, le second repose aussi sur la croyance du contraint qu'il est légitime pour lui de s'incliner ou de se prosterner.
La puissance est la loi du fort,qui peut contraindre materiellement le plus fort. La puissance est partout, car il résulte de l'inégalité des forces. Quand on parle de la force et de contraindre materiellement,on ne vise pas seulement la force politique, mais économique,l'encadrement collectif...
L'un des éléments déterminant et le premier vecteur du pouvoir historiquement c'est la force physique: elle demeure essentielle. Quand le plus musclé prend la tête d'une bande de voyous,le phénomène le plus rudimentaire de la puissance se manifeste. Dans les Etats modernes, la police et l'armé,ces moyens organisés de contrainte physique jouent toujours un rôle essentiel comme fon dement du pouvoir politique, en tant qu'il repose sur la puisssance materielle.
La force économique: qui peut priver un homme de sa substance obtient facilement qu'il obéisse. On constate d'ailleurs que le pouvoir politique et la puissance économiques sont trés liés. En général, aux différentes époques de l'histoire, la classe qui a les moyens de production et la richesse exerce l'autorité politique et détient le gouvernement.(Karl marx).
Les techniques d'encadrement des hommes au sein d'organisations collectives: elles aboutissent à des formes de contrainte plus subtiles,plus déguisées,mais trés fortes. En encadrant les individus dans des systèmes de hiérarchies entrecroisées en répartissant les membres de chaque organisation en groupes trés cohérents et trés petits, en les plaçant sous le contrôle étroit d'un cercle intérieur de chefs cooptés et disciplinés, en les soummettant à une formation idéologique rigoureuse et approfondie , on peut avoir une puissance trés contraignante sur de grandes masses humaines.
Le 2eme axe conditionnant le pouvoir concerne intrinsèquement la croyance tant qu'on obéit seulement parce qu'on est contraint de le faire,par la pression physique,domination économique ou l'encadrement collectif il n'y a pas réelement pouvoir mais seulement puissance. Le pouvoir apparaît quand ceux qui obéissent croient aussi qu'il est normal pour eux d'obéir,que celà est bon,juste légitime.
La croyance sans la nécessité du pouvoir: il y a d'abord la croyance dans la nécessité du pouvoir en général. Que la réalité sociale,telle qu'elle est directement perçue par les hommes contienne en elle l'idée du chef,d'autorité,de pouvoir,celà joue certainement un rôle important en la matière. Dans la société le pouvoir apparaît comme un phénomène aussi naturel que l'eau l'isée qu'on peut vivre sans chef apparaît absurde parce qu'on vit partout avec des chefs. L'existance du pouvoir est une donnée immédiate de la conscience. l'éducation la renforce évidemant. Au fur et à mesure que l'enfant se développe et prend conscience de la société qui l'entoure,le spectacle d'autorité établie et de son caractère universel vient remplacer l'enseignement de ses parents et de ses maîtres.
Dressés par eux à l'obeissance,il constate que l'obeissance est partout. MAIS si l'existence d'un pouvoir auquel obeissance est due paraître normale ,chaque société se forme des idées particulières sur la nature et les modalité du pouvoir et de l'obeissance. Elle tend à définir un pouvoir légitime, les autres restent illégitimes, et n'étant donc pas e véritables pouvoirs, mais seulements des puissances appuyées sur la contraine. La notion de légitimité est donc un des élément fondamentaux du pouvoir. La légitimité n'est qu'un système de croyance. Il n'y a pas un système légitime per se, mais seulement des pouvoirs qu'on juge légitime.
un politicien avait défini la légitimité comme la qualité que présente un pouvoir d'être conforme à l'image du pouvoir qui est jugée valable dans la sociéta considérée.
Grosso modo le pouvoir commence par une puissance et finit par une croyance qui est de nature à ébranler les plus rusés. Pour détenir le pouvoir il faut être selon Machiavel rusé et fort, capable de convaincre et apte à combattre les adversaires.